Groupes de travail
Ils s’attachent à explorer une question particulière, à prendre connaissance de la manière dont elle a déjà été traitée, à préciser la singularité qu’une lecture psychanalytique peut lui apporter, à en préciser les avancées et les butées.
L’accès au savoir que permet la psychanalyse, n’est ni énumérable ni assimilable. Ce qui fonde l’acte analytique mérite, voire nécessite, une élaboration singulière. Pour chacun mais pas sans les autres, ce qui justifie la proposition de ces groupes de travail.
Fondements psychanalytiques et enjeux contemporains
Il s’agit ici de reprendre ensemble et de remettre en jeu les concepts fondamentaux de la psychanalyse, mais aussi d’aiguiser leur pertinence à l’aune des enjeux contemporains et de la clinique d’aujourd’hui. Cette clinique intègre le singulier et le collectif.
A partir du livre « Qu’est-ce que la folie » ? de Darian Leader
Nous poursuivons cette année l’étude de la structure psychotique et ses déclinaisons cliniques avec l’aide d’un auteur, Darian Leader, et de son ouvrage « Qu’est-ce que la folie ? » (Stilus éditions).
Il nous éclairera aussi sur les modalités d’accompagnement thérapeutique et psychanalytique des sujets.
Le groupe est ouvert à toute personne qui le souhaite.
Nous nous retrouverons une fois par mois, le mardi matin de 10h à 11h30 au 45 avenue de Coatmeur à Landivisiau.
La première rencontre aura lieu le mardi 29 septembre à 10 h.
Contacts :
- Christelle Milin Rannou – 06 58 15 25 84
- Jean-Michel Roy – 06 04 50 37 14
Les fondements de la psychanalyse de Freud à Lacan et leur pertinence aujourd’hui
Découvrir ou approfondir les concepts fondamentaux de la psychanalyse et leurs résonances dans nos vies ou dans nos pratiques, tel est l’esprit de ce groupe. Nous poursuivrons nos questions autour des textes de Freud, de Lacan et de quelques autres.
Notre première rencontre aura lieu le mardi 29 septembre à 19h00 dans les locaux de l’École. Nous définirons le rythme et les dates ensemble.
Contact : Mariette Murat – 06 68 54 92 76 – mariette.murat@tutanota.com
Pour introduire à une clinique lacanienne
Aujourd’hui, la clinique est majoritairement contrainte par la grille de codage du DSM qui évacue la dimension du désir, de l’histoire singulière de celui, ou celle, qui y est soumis. La causalité psychique est remplacée par une causalité organique, ou statistique, au profit d’une recherche d’une disposition constitutionnelle, d’un dysfonctionnement à corriger. En posant “le tout cerveau“ comme horizon, elle objective le sujet et rabat le symptôme à un ensemble de signes. Cette grille statistique des troubles psychiques n’est pas sans effet sur ce que la psychanalyse entend par souffrance psychique.
Comment alors s’orienter en dehors de cette logique et dans le respect des parlêtres que nous sommes ?
La psychanalyse offre une autre approche fondée, précisément, sur la parole singulière. À la suite de Marcel Czermak, nous dégagerons ce que la clinique lacanienne apporte comme boussole pour penser la pathologie autrement. Le symptôme n’est pas “une panne“. Le patient n’est pas, non plus, assujetti à une nosographie qui parle de lui, sans lui. Là où le DSM compte, la psychanalyse s’attache à la parole singulière.
Aussi, Marcel Czermak nous propose une pratique lacanienne, rigoureuse, qui évite l’écueil de la pure description. Il nous invite à une pratique clinique qui considère le rapport du sujet à l’objet, à la logique du signifiant et qui engage à un repérage de la pathologie efficient sur lequel prendre appui. Sur le fil de cette proposition le groupe se réunira :
- 4 fois dans l’année le samedi après-midi entre 14 h & 17 h.
Lors de ces séances de travail, l’approche clinique sera considérée à partir des textes de Marcel Czermak, et d’autres auteurs.
Une première rencontre est prévue le 17 octobre 2026 au local de l’École. Une pré-inscription est souhaitée 15 jours avant cette date.
Contact : Francesca Cirrito Cirrito-Le Perchec – 06 67 06 92 91 – francesca.cirrito.leperchec@hotmail.fr
L’enfant, l’adolescent, la famille et la psychanalyse
Le travail avec les bébés, les enfants et les adolescents témoigne de la manière la plus vive de la dépendance initiale du sujet humain à l’Autre.
Les familles, l’école et les institutions qui accueillent les enfants dans le champ social aujourd’hui, sont de plus en plus (dés-)orientées par un discours qui tend à réfuter la castration et à prôner une égalité des jouissances. Ce discours évacue les conséquences de la prise dans le langage, et notamment le ratage de l’objet qui assurerait une jouissance pleine. Les difficultés pour apprendre, le traitement qu’elles suscitent, le mode d’être des enfants, les aléas de la construction du désir et d’autres manifestations en portent la marque.
Si les concepts freudiens sont pertinents et offrent des bases pour aborder la clinique, comment décrypter plus spécifiquement les formes symptomatiques propres à notre temps et aux phénomènes qui le traversent ?
Dans un monde saturé d’objets dont les modalités de consommation concernent particulièrement les enfants mais aussi les institutions de soin ou éducatives, quelle lecture avoir des symptômes des enfants ? De la créativité dont ceux -ci font souvent preuve ? Quelle éthique pour y répondre ?
Ce travail s’avère riche d’enseignement, il nécessite détermination, créativité et rigueur.
Psychanalyse de l’enfant
Du désir d’enfant au désir de l’enfant
Si depuis Freud, et surtout avec Lacan, la psychanalyse s’intéresse à la question du désir, celle de l’enfant, semble moins présente. Pourtant la question de sa subjectivation au regard du désir de ses parents est importante.
Comment aborder aujourd’hui ces questions ? Nous devons tenir compte de l’évolution sociétale plus sensible à l’individualisme qu’à l’ouverture sociale. Comment dans ce contexte, les parents peuvent-ils aider leur enfant à se subjectiver ?
Nous allons tenter d’aborder ces questions à partir de la lecture de textes et des questions pratiques qui peuvent se poser à chacun.
Ce séminaire participatif, ouvert à toute personne intéressée par le travail auprès d’enfants se tiendra 6 fois dans l’année le mercredi à 19h30 au local de l’école.
Contacts :
- Isabelle Tokpanou – 06 03 77 65 00 – isabelle.tokpanou@chu-brest.fr
- Monique Quéré – 06 83 33 34 83 – moquerome@gmail.com
Clinique des adolescents
Constatant que l’essor d’une psychiatrie dite « de précision », sous-tendu et porté par le fort développement d’une approche médicale neuroscientifique, modèle l’expression de la plainte et de la demande de soins de nos jeunes patients et de leur entourage (famille, éducation, organismes financiers) et encourage à une multiplication de catégories diagnostiques, nous proposons de questionner tant l’actualité de ces pathologies contemporaines que les effets d’attribution d’un diagnostic comme si le mal-être inhérent à notre condition d’être parlant décrit par Freud dans « Malaise dans la civilisation » n’avait plus de pertinence.
Avec l’appui de l’ouvrage de Louis Sciara « Troubles du Neuro développement ? », nous tenterons d’en dégager les effets tant dans nos pratiques que dans les modalités dont s’exprime aujourd’hui le malaise des adolescents.
Première rencontre le mercredi 14 octobre 2026 de 19h30 à 21h00, puis chaque troisième mercredi du mois, au local de l’école.
Contacts :
- Yvon Tartivel – 06 98 54 75 65 – yvontartivel@aol.com
- Laure Bleton – 06 82 20 10 99 – laure.bleton@chu-brest.fr
Lecture de séminaires de J. Lacan
Comment trouve-t-on un chemin, une approche singulière dans ce que la psychanalyse peut nous enseigner ? De quoi s’agit-il, si ce n’est d’abord d’une interrogation à l’égard d’un savoir qui ne peut trouver de réponse dans les connaissances que nous côtoyons habituellement ? Lacan nous proposait d’apprendre à lire ; nous pourrions ajouter : « à la lettre ». Ceci suppose de ne pas se précipiter dans la compréhension, comme nous y enjoint Lacan à de nombreuses reprises. Ces lectures sont ouvertes à tous ceux qui souhaitent trouver un lieu de réflexion, de découverte, d’échange et de rencontre.
« Problèmes cruciaux pour la psychanalyse »
Nous continuerons la lecture de ce séminaire de Lacan, tout juste entamé la saison précédente. Lacan y poursuit et approfondit le développement de notions et de concepts clefs, tels que l’identification et l’objet a.
Ce groupe est ouvert à tous. Il se réunira dans les locaux de l’École à Brest une fois par mois. Les dates seront précisées lors de la première rencontre, le jeudi 1er octobre à 19h00.
Contacts :
- Mariette Murat – 06 68 54 92 76 – mariette.murat@tutanota.com
- Monique Quéré – 06 83 33 34 83 – moquerome@gmail.com
« L’éthique de la psychanalyse »
Dans ce séminaire de 1959-1960, Lacan pose la question suivante : « Que devons-nous faire pour agir de façon droite, étant donné notre condition d’homme ? »
Lacan fait une relecture de textes de Freud et s’appuie sur des textes philosophiques et théologiques pour fonder une éthique de la psychanalyse. L’étude de ce séminaire commencée l’année dernière, nous a introduit au concept de « Das Ding », la Chose, qui serait un lieu inaccessible mais qui orienterait le désir.
Nous en poursuivrons la lecture cette année afin de suivre Lacan dans cette dialectique qui dépoussière les conceptions morales et propose au sujet de ne pas « céder sur son désir ».
Première rencontre le mercredi 30 septembre à 19h30, 17 rue Charles Le Goffic, à Roscoff.
Contact : Françoise Lautridou – 06 66 50 25 86 – f.cherbonnel@orange.fr
Psychanalyse dans la cité
En théorisant les discours, Lacan a posé le discours analytique comme forme de lien social, et pas seulement comme pratique thérapeutique. Après Freud, il a fait valoir que l’approche psychanalytique avait toute pertinence à interroger les formes que prend le lien social et la façon dont les sujets s’y situent.
Le moment contemporain est marqué par la prévalence du discours capitaliste. Ce dernier dévoie la nécessaire circulation entre les quatre discours premiers en se présentant comme unique et sans reste, donc sans marge pour y loger un quelconque désir ou une quelconque singularité qui résisteraient à cette homogénéisation. D’où il ressort la nécessité de cerner ces enjeux et tenter de produire une clinique du lien social.
Le sujet aux prises avec la société contemporaine
Depuis 2020, ce groupe étudie les changements sociétaux générés par le capitalisme du XXIe siècle, appelé libéralisme ou même néolibéralisme et les conséquences de ces bouleversements sur le psychisme humain. Nous continuerons sur cette voie cette année. Nous donnerons suite, notamment, à notre approche des bouleversements des structures familiales, des places accordées aux fonctions paternelle et maternelle et du rapport de l’adulte à l’enfant. De même, nous poursuivrons nos réflexions sur la place de la parole et du langage dans un monde où les communications fantasmagoriques remplacent les échanges humains et les mettent au rang des archaïsmes. Tellement la place du contrat et du droit se modifie de jour en jour au profit d’un rapport de force inégal et augmenté par un monde informatisé, numérisé et robotisé. Nous essayerons de mesurer la rupture induite et surtout les chocs en retour sur la construction du sujet d’aujourd’hui, en nous basant sur les effets cliniques déjà observés.
Un premier texte nous servira d’appui : « L’enfant transformé : transformation psychique contre transhumanisme », Eva-Marie Golder, dans le cahier « Journée du 24 mai 2025 », disponible sur commande auprès de l’EPB.
Groupe ouvert à tous. Le rythme du travail et ses modalités seront précisés lors d’une première rencontre :
Le mercredi 7 octobre, à 19 h 30, 17 rue Charles Le Goffic, à Roscoff.
Contact : Alain Rebours – 06 83 19 98 08
La psychanalyse, qu’est que c’est ?
Comment pouvons-nous nous repérer entre les dénominations de psychiatre, psychologue, psychanalyste, psychothérapeute et de bien d’autres encore ? Comment connaître le rôle exact de ces divers professionnels, leurs pratiques et leurs orientations, dans ce grand espace de la « santé mentale », selon l’expression employée aujourd’hui ?
Et dans ce paysage complexe, qu’est-ce qui caractérise la psychanalyse ? Qu’est-ce qui me garantit qu’un praticien est guidé par l’invention de Freud ? Cette invention, c’est que nous sommes menés par notre inconscient. Un inconscient qui vient se manifester dans ce qui nous échappe, dans les ratés de notre quotidien. Et qui ouvre le sujet à son désir et crée sa singularité.
Ce groupe se propose, en s’appuyant sur des textes, d’éclairer et de préciser ces questions. Nous aborderons les fondements de la psychanalyse, inventée par Freud à la fin du 19e siècle, largement diffusée depuis et tout autant discutée et combattue.
Il s’adresse à ceux qui pensent ne rien savoir de la psychanalyse et aussi à ceux qui pensent en savoir quelque chose…
Ouvert à tous
Le rythme du travail et les modalités seront fixés avec les participants.
Première rencontre : jeudi 8 octobre à 19 h 30, 17 rue Charles Le Goffic, à Roscoff.
Contact : Marie Hélène Le Duff – 06 70 89 44 09
Groupe de travail des membres de l’École
« Du passage de l’analysant à l’analyste : questions et enjeux cliniques ? »
Groupe réservé aux membres de l’EPB,
Proposé par Luz Zapata
Année 2026-2027 : Il est convenu que le groupe n’accueillera pas de nouveaux membres en 2026.
Le travail commencé en 2025 se poursuit une année avec les mêmes membres, afin de permettre une suite logique et une dynamique instaurée.
A la fin de l’année 2027 le groupe sera dissout.
L’expérience de la cure analytique ne se fait pas sans l’émergence de ce moment où chacun est amené à tirer les conséquences de ce qu’il est comme question, point de départ et d’appui vers une traversée, où chacun se voit confronté à ce qu’il est comme objet. Ce parcours est loin d’être un long fleuve tranquille et il ne peut être accompli que grâce à l’amour de transfert. La possibilité d’une cure dépend ainsi tout d’abord du désir de l’analyste qui, en faisant une offre d’analyse, signifie à l’autre qu’il peut savoir, qu’il peut aller voir de quoi est fait le réel qui le constitue. Ce que l’analysant vient chercher en analyse, c’est son destin, dit Lacan, et son destin, c’est l’objet qu’il est dans le fantasme. Une cure déroule la façon dont ce montage s’est mis en place, pour pouvoir ensuite le démonter, le déconstruire, et permettre au sujet de vivre en dehors de ce montage. Si la traversée du fantasme permet de sortir de l’enclos subjectif et ouvre à la possibilité d’un nouvel amour et d’un nouveau lien social, elle est aussi condition de l’émergence d’un désir que Lacan nomme désir de x, qui marque le passage de l’analysant à l’analyste.
Nous nous attèlerons lors de ces séances à explorer les conditions de possibilité d’une analyse, et les coordonnées qui peuvent nous permettre de repérer quelques-uns des enjeux de son commencement, de sa fin ainsi que de l’émergence du désir de l’analyste.
Lecture :
Bruno, P. La passe. Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2003.
Dates : à préciser.