Je m’adresse à vous, aujourd’hui en tant que présidente de l’École Psychanalytique de Bretagne. Vous en êtes membre, inscrit aux enseignements ou sympathisant de nos activités dont vous recevez régulièrement des informations.

La psychanalyse est actuellement en grand danger de disparition et les documents précisés ci-après, en sont les prémices.

(Vous pouvez les ouvrir en cliquant dessus)

Il y a tout d’abord un extrait du journal officiel

du 4 avril dernier faisant état d’un  Arrêté du 10 mars 2021, relatif à la définition de l’expertise spécifique des psychologues.

Celle-ci s’appuie uniquement sur les sciences neuro-développementales, et est réservée aux personnesayant le titre de psychologue. Si jamais ils ne sont pas bien formés, ils peuvent aller enrichir les centres de formation idoines.

La 2éme pièce jointe est une proposition de loi visant à la création d’un ordre des psychologues.Cette proposition qui dit en préambule vouloir davantage s’appuyer sur les psychologues, a été concoctée sans concertation avec les syndicats professionnels. Elle se justifie prétendument de la pandémie actuelle, mais précise bien que c’est parce que les plaintes envers les psychologues n’aboutissent pas, les poursuites judiciaires sont quasi inexistantes. Est-ce un sauf conduit pour poursuivre judiciairement tout psychologue qui n’userait pas de l’unique expertise neuro-développementale ? Pour ce faire, faudrait-il uniquement s’appuyer sur des Thérapies Cognitivo-Comportementales, de la remédiation neuropsychologique et cognitive et de la psychoéducation,  comme préconisé dans l’arrêté précédent ?

En lien avec ces 2 documents vous trouverez ci-après le lien pour le retrait du conseil de l’ordre des psychologues http://chng.it/wxzLfxtNdF

 

Je joins à ce courrier ce « cri d’agonie de la psychiatrie » adressé par  Pierre DELION, psychiatre et psychanalyste. De même que l’appel à mobilisation des praticiens  du soin psychique, il vient bien compléter le tableau de mon point de vue.

 

Il me paraissait indispensable de vous faire part de ces éléments fort inquiétants pour ceux qui pratiquent ou s’intéressent à la psychanalyse, car avec de tels procédés, cette dernière court un grand danger. Nous devons veiller à ce que ce qui se passe dans « la cité » concernant la psychanalyse soit connu. J’invite chacun d’entre vous à en prendre la mesure car les conséquences renvoient à la question de la préservation de ce qui est humain dans l’homme.

 

Cordialement

 

Monique Quéré