An Treizh

An Treizh2017-06-25T14:33:53+00:00

Si la lettre « Al Lizher » supposait une bordure, un littoral, « An Treizh », la passe elle, suppose un franchissement. Il y a un avant et un après ; entre temps, c’est celui de l’acte où le savoir s’abolit.

Si nous avons voulu passer de Al Lizher à An Treizh, c’est que l’épreuve vécue par l’École et par ses membres constitue une traversée. Cette traversée particulière en Bretagne fait référence aux nombreuses passes que doivent franchir les bateaux pour rentrer au port ou en sortir. Les marins savent qu’ils doivent y présenter leur bateau sous un angle précis et, selon le flot et la marée une puissance de moteur calculée.

La passe se caractérise par un courant dû au rétrécissement du passage, qui vous embarque et vous mène de l’Autre côté. Ce terme pour les analystes fait référence au dispositif inventé par Lacan pour témoigner du passage de l’analysant à l’analyste et en produire un savoir instruisant le groupe sur cet instant mystérieux « cet éclair ». D’aucuns disent que ce fut un échec d’autres persistent dans la poursuite et le renouvellement de l’expérience. Mais quelques soient les tentatives pour approcher ce réel, il fait partie de la donne pour chacun et aussi pour le groupe.

Nous espérons que le nom de ce courrier constituera pour les membres de l’Ecole et les inscrits aux enseignements une invitation à l’écriture ; véritable passage aussi, très instructif pour l’expérience analytique puisque l’inconscient par ses formations est produit de la même étoffe : la lettre.

Nous ne saurions trop encourager chacun à s’y risquer et ainsi à réunir les conditions d’une élaboration et d’une discussion fructueuse. Enfin, ce passage est aussi celui du témoin, qui passe de l’un à l’autre, qui se transmet et qui fait que le succès s’il est au rendez-vous, ne peut être que l’affaire d’une collaboration.

Contact pour la vente de An Treizh et de Al Lizher : voir avec le secrétariat de l’école